samedi 1 février 2014

Compte rendu Café Maçon de Lyon - Janvier 2014

L’homme est-il maître de son destin ?



Réflexion autour de la liberté et des espaces de liberté.

Ne pas être réducteur dans sa pensée. Ne pas définir le jeu à l’avance et laisser une totale liberté car le destin n’est pas de se battre contre un destin statique. Cf. Achille qui consulte la Ppythie de Delphes pour choisir son destin...
Ce choix de la liberté de destin n’est pas binaire. Tout ne dépend pas non plus de Dieu. Bien que notre destin soit tracé, nous avons aussi le choix. Donc, pour être libre il faut savoir être le plus au clair avec son inconscient. Il faut une volonté qui gère de l’alchimie et des réactions physiques qui influencent notre destin. Pour Freud le destin c'est : la biologie.

Cela pose la question du déterminisme.
Un système déterministe n’est pas forcément prévisible car les réactions de l’homme ne déterminent pas forcément les réactions de la société. Rien n’est figé, rien n’est statique. En effet, en fonction des personnes il faut tenir compte du milieu, de l’origine et de l’éducation. C’est ainsi que chaque individu réagit de manière différente à un même phénomène. De plus, la science, l’environnement et la pensée se forgent aussi par rapport à l’éducation et à la culture. Finalement on devient libre par l’éducation mais on ne naît pas libre.

Le bagage de liberté est différent en fonction de son milieu de naissance. On constate que les conditions d’exercice de la liberté ne sont pas les mêmes car il y a des marges différentes en fonction de notre héritage et de notre patrimoine. Néanmoins, malgré la pauvreté on peut vivre heureux car on s’adapte à son lieu, à son époque et à sa condition.

Les intellectuels ont plus de liberté, a priori, mais aussi plus de souffrance. Ils peuvent s’ouvrir à un large choix des possibles dont ils prennent consciences par leurs lectures ; mais cela peut aussi leur faire peur de choisir. Cela peut entrainer des situations d’enfermement.

Les choix de jeunesse dictent les choix de l’avenir. Au fur et à mesure, les choix faits dans notre vie ont contribué à tracer notre destin. Avec l’âge, les choix se restreignent mais on peut toujours s’ouvrir l’esprit quel que soit l’âge. Finalement, seule reste la pensée qui est déterminante dans nos vies car elle nous aide à faire les choix. Et pour que la pensée se forme il faut avoir conscience de soi et de son environnement.

L’héritage, objet de hasard extraordinaire lié à la chance. La notion de liberté est une heureuse illusion qui repose sur les hasards des rencontres et de la vie. La part de liberté semble illusoire face au déterminisme, elle est le corolaire de la foi car on développe le sentiment de s’être battu contre le déterminisme.
Finalement, on vit avec ce que l’on a en fonction des cartes du destin. Elles peuvent évoluer au hasard des rencontres et de nos ressources. Parfois elles permettent d’agir sur l’humanité ; c’est le cas de Mandela, Gandhi…

Sur le fond la liberté c’est de pouvoir s’accomplir de manière personnelle en dehors de la capacité intellectuelle de l’individu. Le plus important est de travailler sur soi pour apprendre à se connaître, et comprendre les conséquences de nos actes et tirer des conclusions pour ensuite faire le bon choix. C’est tenter d’être libre sans diktats. On se pose souvent des contraintes matérielles alors qu’il vaut mieux rester sur la réalisation de ses engagements pour avancer sur sa propre évolution et garder le respect de soi-même.


Chaque être humain est comme une pierre. Chaque pierre a sa place déterminée. Ainsi, chacun est libre dans l’acceptation des conditions et des lois ; ce qui fonde la liberté.